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    4/20/2007

    bientôt le grand jour

    Aïe aïe aïe!
    Que les doutes montent à l'approche de cette date importante du dimanche 22 avril 2007!!!
     
    Eh!oui! Adolescent on ne se sent pas forcément concerné par les élections présidentielles; peut-être pense-t'on que nos idées ne changeront rien ou que l'on s'en sortira toujours...Quelle naïveté!
    Puis arrive nos 18 ans et notre 1ère carte d'électeur!!!Quelle fierté!
    Oui, mais voilà, nous sommes perdus dans la jungle politique et notre choix s'oriente alors vers notre intuition, vers la personne qui défend les mêmes idées que nous; malheureusement, c 'est souvent quelqu'un qui a peut de chances d'être élu, trop radical, trop audacieux, top révolutionnaire en quelque sorte!!
     
    Et c'est bien là toute la difficulté des élections!
    Choisir selon nos convictions profondes et avoir peu de chances que l'élu de notre coeur passe ou limiter les dégâts en votant pour quelqu'un qui est plus plausible et le moins éloigné de nos envies???
    Car le coup de Le Pen au 1er tour a fait peur, très peur!!!
     
    Mais d'un autre côté, je me dis que nous sommes peut être nombreux à ne pas oser voter pour quelqu'un de moins médiatique, de moins aidé politiquement. Mais si nous le faisions tous, ne serait-ce pas marquer d'une certaine façon nos opinions et, s'il ne passe pas, au moins l'encourager pour la prochaine fois??
     
    Car il y a les idées, bien sûr, mais il y a aussi les hommes.
    C'est bien beau d'avoir un programme, mais qui aura le courage, l'audace, de le porter jusqu'au bout et de l'appliquer?
     
    Il faut aussi que cette personne soit intelligente, qu'elle ait une vision globale des choses, qu'elle maîtrise les aspects nationaux et internationaux, économiques, sociaux et écologiques.
    Qu'elle soit en adéquation avec son temps. L'expérience et la sagesse sont elles obligatoirement réservées aux plus vieux?
     
     
    Et puis, ne faut-il pas qu'elle soit humaine? Et pour se faire, son histoire ne doit-elle pas être proche de la nôtre, c'est à dire qu'il ait connu les mêmes galères que nous?
    Quelqu'un soumis aux impôts sur les grandes fortune est-il à même de nous comprendre? a-t'il les mêmes angoisses pour ses enfants que nous???
    Quelqu'un qui baigne dans le milieu politique depuis des années n'est-il pas de tte manière irrécupérable???
     
    Je n'ai pas peur de la délinquance, des conflits sociaux, etc. Je crains ceux qui ne veulent pas les comprendre et les éradiquer...
     
    Alors mon parti est pris...
     
    Je ne ferais pas de vote raisonné. Je ferais un vote de conviction, un vote pour quelqu'un, qui bien que parfois extrêmiste, est suffisamment intelligent, dumoins je l'espère, pour se repositionner s'il va trop loin.
    Quelqu'un qui sera notre délégué à tous, pas un homme intéressé par le pouvoir mais par l'action.
    Dumoins est-ce ce qu'il est aujourd'hui mais demain, s'il est élu???
     
    C'est toute la difficulté!
     
    Alors je vous dis bonne chance à tous, bon vote; ne votez pas pour la france; votez pour la terre, votez pour vous............
    4/11/2007

    introduction: histoire du projet

    Aïe Aïe Aïe..
     
    L'échéance de fin de formation s'approche à grands pas...Mi-Mai la hulotte devra rendre son mémoire. Elle qui aime tant écrire a bien du mal à trouver un plan potable.
    Les mots, elle sait qu'ils viendront, dictés comme d'habitude par ses émotions, mais une structure, un enchaînement logique à ses idées, pas si simple!
     
    Tout est clair dans sa tête et celle de son Grand Duc, mais comment faire passer le message aux autres, comment faire de leur logique une logique implacable, comprise de tous?
     
    Hier, par une belle journée ensoleillée, ils se sont penché de plus près sur leur projet.
     
    Tandis que le mâle de la nichée tente d'établir un listing de tous les centres faisant de la zoothérapie dans le monde et par pays (un vrai travail d'esclave!) la chouette rédige, rédige, rédige.
    Je vais vous faire partager la 1ère partie de ses écrits : la naissance de leur projet........
     

    "Chaque projet fait suite à l’émergence d’une idée.

    Cette idée n’est pas venue du jour au lendemain et a suivi son propre chemin d’abord personnellement puis en couple.

    Personnellement :

    Mon cheminement  

    -        Mon enfance :

    I      Il n’est pas simple de trouver sa place lorsque l’on grandit auprès de parents très pris  par leur emploi respectif et qui ne sont donc pas toujours disponibles pour s’occuper de vous.

         De plus, lorsque  l’on est un peu « hors norme » cela ne facilite pas la tâche…

    En effet, j’ai toujours été plus grande et plus costaude que la plupart des enfants de mon âge et ces derniers ne se sont jamais fait priés pour me le faire remarquer. C’est sans doute cela qui a développé chez moi une certaine timidité, une écoute particulière et un grand sens de l’observation.

    C’est donc naturellement que je me suis tournée vers des êtres qui ne jugent pas,  qui écoutent sans rien dire et qui donnent de leur temps, de leur tendresse sans rechigner : les animaux.

    J’ai eu  la chance d’en être toujours entourée : chiens, chats, hamsters, lapins, tortues comblaient alors ces manques qui semblaient être miens dans un environnement plutôt citadin.

    Cet environnement, nous le quittions régulièrement pour aller nous ressourcer à la campagne, pendant les vacances de Pâques en général.

    Là-bas, j’évoluais comme dans un milieu connu, à l’aise aussi bien auprès des veaux qui me léchaient le bout du nez, que dans le tracteur ou encore  dans le fumier…

    Mes sens étaient en éveil.  Que d’odeurs, de douceur de peau ou de poils, de bruits que j’associais aussitôt à une mère qui appelle sont petit ou à un lapin entrain de retourner la paille de son clapier ; que de choses à observer et que de goûts délicieux : le lait mousseux tout juste sorti des pies et encore tiède, l’œuf frais du matin, la charcuterie de ses cochons que l’on voyait vivre dans un confort presque naturel, etc.

    Tout ce qui se passait là-bas était pour moi familier et donc réconfortant.

    Je rêvais à l’époque d’une vie à « la Heidi… ».

    C’est donc logiquement que mes parents m’inscrivirent dans un poney club.

    L’équitation :

    Une fillette rondelette, les adultes adorent ! Cela sent la bonne santé, le poupon, etc.

    Mais l’enfant concerné, lui déteste ! Soit il prend le parti de devenir le caïd de la bande et de jouer de sa carrure pour impressionner les autres, soit il en souffre en silence, se battant contre ce corps qu’il ne parvient pas à maîtriser.

    N’ayant pas une once de méchanceté, je vous laisse deviner quelle fût la posture que je choisis.

    Et l’équitation m’a été d’un grand réconfort.

    Certes je montais sur des poneys plus grands que ceux de mes copains de reprises (reprise = séance d’équitation), mais mes amis à quatre pattes ne me jugeaient pas. De plus, ils se pliaient même à ce que je demandais. Ils tournaient une oreille vers moi lorsque je leur confiais mes déboires et je n’en demandais pas plus !

    Depuis, le virus ne m’a jamais quitté.

    Je vivrais donc comme Heidi mais entourée de chevaux !!!

    Le social :

    A ces nouvelles orientations de vie, vinrent s’en ajouter d’autres, fortement influencées par le modèle parental.

    En effet, j’ai grandi aux côtés d’un père commercial au contact plus que facile et à la bonne humeur toujours égale. Pitre dans les soirées, animateur amateur pendant nos vacances, il me montra avec un naturel incroyable l’importance de la communication et de la diplomatie.

    Quant à ma mère, elle n’était pas en reste.

    Coiffeuse de formation, elle fût d’abord à son compte puis se tourna vers la formation. Mais pas n’importe laquelle.

    Son choix fut d’aider les jeunes en difficultés et elle se retrouva projetée « professeur spécialisé de coiffure » pour les jeunes placés en « éducation surveillée » par le ministère de la justice.

    C’est en l’écoutant, en l’observant, que j’acquis la certitude que rien n’est jamais perdu ; que n’importe qui ayant grandi sans cadre, dans un environnement hostile, peut perdre pied et pencher du mauvais côté de la balance.

    Ma mère leur apprenait un métier, avec beaucoup de rigueur, soit, mais aussi de l’écoute, de la patience et une certaine forme de tendresse. C’est ainsi qu’ils reprenaient espoir et que les plus convaincus s’en sortaient.

    Mon orientation professionnelle :

    Il n’est pas étonnant que, suite à l’éducation que je reçus, je m’oriente à mon tour vers un métier de contacts.

    Le cheminement ne fut pas simple.

    Il était impensable à l’époque de poursuivre des études « agricoles », réservées par je ne sais quelle politique éducative aux élèves en situation d’échec scolaire.

    Ma passion pour les animaux m’emmena donc vers la faculté des sciences dans le but de devenir zoologue. Mais le système ne me convenait guère et l’idée de travailler avec chevaux et « cas sociaux » comme l’on dit, me trottait de plus en plus dans la tête, même si ma mère rejetait de toutes ses forces cette idée, y ayant elle-même laissé des plumes.

    Après sa disparition, la voie était enfin libre et je pris mon envol vers les métiers de l’animation dans un 1er temps, puis du tourisme équestre, pour enfin réussir à concilier les 2.

    Lors de mes différentes expériences professionnelles, j’ai été au contact de tous types de publics : des enfants, des jeunes, des moins jeunes ; des personnes présentant un handicap : malvoyants, malentendants, handicapés physiques, handicapés mentaux et handicapés sociaux.

    Et la présence d’un poney ou d’un cheval a toujours été un plus : soit pour entrer en communication avec eux, soit pour améliorer leur locomotion, leur estime d’eux ou tout simplement pour qu’ils prennent du plaisir.

    Ma vocation était donc enfin révélée…

    Le cheminement de Sébastien

    Son enfance :

    Contrairement à moi qui, bien que timide, était plutôt extravertie, Sébastien était un enfant très réservé.

    Il a lui-même grandi entouré d’animaux domestiques, dans un environnement plus agricole puisque ces grands parents étaient fermiers.

    La relation qu’il nouait avec ses compagnons à quatre pattes était du même type que la mienne : réconfort, écoute, tendresse, disponibilité et occupation.

    De plus, il avoue que réussir à « maîtriser » les bêtes, à prendre la place de dominant l’aida à acquérir une certaine confiance en lui.

    Ces anciens instituteurs se souviennent que, dès la maternelle, il voulait être « maître chien ».

    Son parcours professionnel :

    Il ne rencontra pas les mêmes difficultés que moi à faire adhérer sa famille et ses professeurs à ses choix d’études, car sa famille avait grandi à la ferme et son département était beaucoup plus rural que le mien.

    C’est donc simplement qu’il prit la voie agricole et qu’il obtint son BTA d’exploitant d’élevage canin.

    Au cours de ses études et de ses expériences professionnelles, il se passionna pour une activité en particulier : l’éducation canine.

    Partager son savoir, faire preuve d’aisance avec des maîtres venus lui demander de l’aide, lui ouvrait les portes de la communication avec autrui, chose plus que difficile lorsque l’on est extrêmement timide.

    Lui aussi avait trouvé un métier qui l’épanouissait.

    Le cheminement du couple :

    Notre construction personnelle chacun de notre côté et  notre rencontre ont fait émerger un certain nombre de constats : notre parcours, nos univers étaient très proches et complémentaires; Nous partagions la même conviction que l’animal, sans tomber dans l’anthropomorphisme, est source de mieux être; Que notre épanouissement professionnel ne pourrait être total qu’en nous établissant dans notre propre structure ; là où nos idées, notre besoin d’indépendance, nos valeurs et nos convictions pourraient enfin s’appliquer.

    Un projet commun est donc né, avec comme leitmotiv principal :

    " Le mieux être par l’animal."

      La suite très prochainement.........